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les paradis perdus

les paradis perdus

"Ah que le monde est grand à la clarté des lampes
aux yeux du souvenir que le monde est petit !".

Charles Baudelaire, "Les paradis artificiels".

Ah ! oui mais les yeux du photographe engagé, eux,
immortalisent grandeur et beauté de notre monde et ses édens,aurait-on envie de répondre au sieur Baudelaire, autre spécialiste intemporel !
A moins que grâce à son art et son inextinguible quête, le photographe-auteur ne parvienne à recréer le merveilleux de notre monde ?
En se révélant, sa photo suscite une maïeutique
de notre désir de dépassement de l'humaine condition.
En même temps, en alliant éclectisme et sélectivité,
elle nous offre la transcendance, comparée aux clichés des magazines de tourisme...
Dans certains de ces paradis-là, soit-disant perdus, l'on aurait envie de se perdre !
Oserait-on dire que les images qui ont fait naître les vibrations les plus "célestes" en nous sont celles de ces oiseaux... que l'objectif a piégés en vol,tout en leur laissant leur totale liberté et leur force de symbole !
Ce disant, là se poseront ces envolées suscitées par de magiques évasions, car abondance de mots affecterait le propos
et, qui plus est, trahirait la sensation d'atteindre l'invisible, engendrée par les images de rêve de Frédéric Montera.
Et puis en un mot, un seul, comment resterait-on alors en phase avec la mesure et la maîtrise du démiurge de "Paradis perdus "?

Coco l'Aristo

Frédéric Montera photographe animalier, wildlife photographer